Critique de Wonder Boy: The Dragon’s Trap

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Développeur : Lizardcube
Éditeur : DotEmu
Nicalis (sortie physique)

Disponible sur
• Playstation 4 // 18 avril 2017
• Xbox One // 18 avril 2017
• Nintendo Switch // 18 avril 2017
• Windows // 8 juin 2017
• MacOS // 18 juillet 2017
• Linux // 18 juillet 2017


➤ Testé sur Nintendo Switch

Lorsqu’on parle de Sega Master System, les jeux de la série "Wonder Boy" sont des incontournables. Publié originalement en 1989 sous le nom de Wonder Boy III : The Dragon’s Trap, cette réédition sortie en 2017 (2018 pour la version physique publiée par Nicalis sur PS4 et Switch) propose une version fidèle du jeu qui saura plaire autant aux amateurs du jeu original qu’aux nouveaux fans.

Dans cet opus de Wonder Boy qui se passe immédiatement après les événements de "Wonder Boy in Monster Land", le héro anéantit le "Meka Dragon" et en échange se voit affliger d’une malédiction qui le transforme en homme-lézard. Notre héro doit donc parcourir le monde afin de vaincre tous les autres dragons ce qui lui permettra de retrouver sa forme originale. Tout au long de l’aventure, vous obtiendrez de nouvelles formes vous conférant des pouvoirs et habiletés différentes. Par exemple, l’aigle peut voler alors que la souris peut marcher sur certains murs et emprunter des passages plus étroits. Ces nouvelles habiletés vous permettrons d'explorer les terrains conquis et d’emprunter des chemins qui vous étaient alors impossibles d’utiliser. Comme le monde à explorer n’est pas énorme, vous allez voir et revoir souvent les mêmes niveaux. Par contre, comme les environnements sont assez différents et les décors vraiment riches, vous ne devriez pas trop en faire de cas.

Wonder Boy : The Dragon’s Trap est un jeu de plateforme 2D qui mise beaucoup sur l’exploration et la découverte. Vous trouverez des magasins cachés, des niveaux secrets et des coffres contenant des sorts et des pièces d’or qui vous permettront d’acheter de nouvelles armes et armures, augmentant ainsi votre puissance d’attaque et votre défense. Certaines pièces d’équipement donnent aussi des pouvoirs spéciaux comme la possibilité de trouver plus de cœur de vie, de trouver plus d’or ou de vous sauver la vie d'une mort inévitable. Certaines pièces d’équipement sont nécessaires pour la progression du jeu. En plus de l’exploration, vous aurez quelques sections de plateformes qui offrent un défi assez intéressant. Par contre, le personnage semble glisser lorsqu’il atterrit d’un saut ce qui, selon moi, provient de la version originale du jeu. En effet, les concepteurs ont réutilisé la programmation originelle du jeu, avec les plus ou les moins associés à cette approche. Ces dérapages peuvent s'avérés frustrants puisqu'ils peuvent occasionner des décès inattendus pour les joueurs qui sont habitués à la précision accrue de platformers modernes.

Dès le début du jeu, vous vous retrouvez avec peu d'indications sur ce que vous devez faire. Il faut donc explorer et fouiller pour trouver le chemin à suivre. J’ai passé une bonne partie de mon temps à chercher l’endroit auquel je devais me rendre et à revenir sur mes pas parce que je n’étais pas sur le bon chemin. Certaines intrigues sont très difficiles, voire pratiquement impossibles à résoudre sans l’aide d’Internet. J’ai eu à consulter Google une fois pour me débloquer parce que j’avais déjà passé beaucoup de temps à chercher et qu’il n’y avait aucun indice sur la prochaine étape de mon aventure. Encore une fois, je crois que c’est une problématique qui vient du jeu original et qui aurait pu être améliorée. Par contre, je comprends que les développeurs ont voulu reprendre les mécaniques du jeu original.

Parlant du jeu original, je tiens à mentionner l’excellent travail qui a été fait de la part des développeurs pour intégrer la fonction « rétro » à ce jeu. Cette mécanique consiste à vous permettre de retourner en tout temps aux graphismes et/ou les musiques originaux à l’aide d’un seul bouton de la manette. Ça veut donc dire qu’en plein milieu de votre partie, vous pouvez changer le graphisme ou la musique sans devoir accéder au menu. Vous pourrez donc comparer les deux versions et constater les changements faits au jeu dans le cadre de ce remaster. Une fois en mode rétro, vous pourrez grâce au menu, ajouter des effets rétro appelés scanline effect, retro monitor effect et gamma correction. Vous aurez donc l’impression de jouer sur votre bonne vieille télévision cathodique.

Finalement, il est vrai que Wonder Boy n’est pas un jeu parfait. Il souffre selon moi de quelques problèmes techniques qu’il a hérité de la version originale. Par contre, les quelques aspects négatifs mentionnés précédemment sont facilement oubliés grâce aux visuels magnifiques, aux niveaux intéressants qui favorisent l’exploration et au mode rétro. Bien que l’histoire principale prenne environ 4 à 5 heures à terminer, vous prendrez beaucoup de temps à trouver toutes les armes et armures disponibles dans le jeu. De plus, la version physique vient avec un porte-clés, un manuel d’instruction et la bande sonore du jeu, un bel ensemble digne des autres sorties physique de Nicalis.


Une critique
par Eric Vallée

Eric Vallée

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