Critique de Sisters Royale

Critique Sisters Royale

Développeur : Alfa System
Disponible sur
• Playstation 4 // 29 Janvier 2020
• Nintendo Switch // 30 Janvier 2020
➤ Testé sur Nintendo Nintendo Switch

L’intro

Si il y a un genre qui a le vent dans les voiles, c’est bien celui des shoot’em up. Les plateformes digitales se prêtent à merveille à la distribution de titres classiques et nouveaux de ce genre qui reste malgré tout assez niche.
Dans l’océan de titres disponibles, est-ce que Sisters Royale fait des vagues ou est-ce qu’il coule à pic?

Mise en situation

La mise en scène et l’histoire sont rarement des facteurs d’importance dans un shoot’em up. Il y a évidemment des exceptions, Sine Mora me vient à l’esprit, mais dans un genre qui tire ses racines directement de l’arcade, la profondeur scénaristique n’est typiquement pas un facteur. Sisters Royale parle d’une prophétie où 5 sœurs magiciennes devraient un jour unir leurs forces pour détruire un grand mal. C’est donc dans la consternation la plus totale que celle-ci utilisent leurs pouvoir l’une contre l’autre dans l’espoir de marier un même prétendant. C’est ridicule et assez comique, mais outre le fait de bien complémenter l’esthétique du jeu, le scénario fera bien peu sinon vous faire rouler des yeux et grincer des dents.

Vous avez le choix parmis les 5 protagonistes et chacune possède un assortiment d’attaques qui lui est propre. Peu importe la protagoniste que vous choisirez, vous devrez affronter chacune de vos sœurs, toujours dans le même ordre. Ceci implique que vous devrez affronter votre alter égo dans une sorte de mirror match où vous vous affrontez vous-même.
En ce qui concerne les mécaniques de jeu, les amateurs de shoot’em ups ne seront pas dépaysés. Chacune des protagoniste a 2 attaques principale ainsi qu’une attaque spéciale. Il y a là de la variété, mais les personnages ne sont pas balancés équitablement, au point où certaines attaques sont littéralement broken. Ici, un peu plus de profondeur et d’originalité aurait fait beaucoup pour ce jeu qui est répétitif et monotone, même pour son genre.

Les options et le DLC?

Heureusement pour les amateurs, Sisters Royale propose un large éventail d’options de personnalisation intéressantes, comme la possibilité d’ignorer l’histoire ou, pour les puristes, de mettre l’écran en mode TATE. On a aussi des options pour la taille, la vitesse des projectiles et bien plus… C’est très impressionnant… mais surtout, SURTOUT non-fonctionnel. Moi qui déteste les jeux incomplets… Je ne peux comprendre et encore moins pardonner la raison pour laquelle le développeur a jugé bon de sortir un jeu avec des fonctionnalités affichées comme étant « À parraître ». C’est ridicule et choquant.

Il y a aussi le DLC. Le jour du lancement de Sisters Royale, un nouveau personnage du nom de « Ode » était déjà disponible à télécharger pour quelques dollars. J’avais déjà pas mal fait le tour du jeu et j’avais quelques pièces dans mon compte eShop. J’étais curieux des ajouts possibles à l’histoire, je me suis donc dit « Pourquoi pas!? ». Le constat est très décevant. Ce DLC ne propose pas de niveau supplémentaire. L’histoire de « Ode » est inintéressante et détone du reste. Le personnage n’est pas particulièrement intéressant à jouer et son attaque secondaire spécifiquement, bien que puissante, est pratiquement inutilisable vu sa lenteur.

Je ne saurais recommander ce DLC à qui que ce soit.

Conclusion

Sisters Royale ne brille certainement pas par la profondeur de son histoire, mais les graphismes mignons et colorés sont ponctués d’une trame sonore très énergique. Ceci rend l’expérience agréable et aussi très approchable aux joueurs qui sont moins familiers avec le genre.

Pour environ 18 CAD$ sur le eShop, on vous offre ici une poignée de niveaux simples et une expérience de jeux qui sera tout, sauf frustrante. J’ai malgré tout ce goût amer de manque de profondeur d’un jeu réalisé à la va-vite. Dans le même genre et pour moins cher, vous pouvez aisément faire bien mieux que Sisters Royale. Pour ces raisons, ma note finale est de 1/5.

 


Une critique par Davoid

Davoid